Métiers de demain : entre IA, crises et opportunités

 L’intelligence artificielle (IA) révolutionne le monde du travail : si certains métiers sont menacés, d’autres résistent ou émergent avec force. À partir d’études récentes, voici une synthèse sur les métiers protégés, les métiers exposés et les secteurs porteurs à l’horizon 2030.

L’IA, omniprésente… et formatrice

  • Selon le Baromètre de la formation et de l’emploi (Centre Inffo, avril 2025), 53 % des actifs en France utilisent l’IA dans leur vie professionnelle, et 64 % à titre personnel. article Le Monde.fr
  • Parmi les cadres, 35 % à 42 % utilisent l’IA au moins une fois par semaine, notamment pour des tâches de collecte de données, écriture de synthèses ou analyse.
  • Mais la formation accuse un retard : seulement 24 % des cadres ont déjà reçu une formation à ces outils, alors que 72 % en expriment le besoin.

Ces chiffres montrent que l’IA ne fait plus partie du futur, mais du présent. Et que son adoption rapide pose la question de l’accompagnement des travailleurs.

Métiers porteurs et besoins de recrutement d’ici 2030

Des projections françaises permettent d’anticiper les secteurs et professions qui recruteront le plus, en tenant compte des départs à la retraite et de la création nette d’emplois.

  • Rapport « Métiers en 2030 » (France Stratégie / Dares) : environ 760 000 postes à pourvoir chaque année entre 2019 et 2030, ce qui représente 8,4 millions de recrutements au total. article Actu-juridique.fr
  • Parmi les métiers les plus sollicités :
      • Agents d’entretien : ~ 489 000 postes
      • Enseignants : ~ 329 000 postes
      • Aides à domicile : ~ 305 000 postes
      • Conducteurs de véhicules : ~ 301 000 postes
      • Aides-soignants : ~ 290 000 postes
      • Cadres administratifs et financiers, technico-commerciaux, infirmiers/sages-femmes, ingénieurs informatiques, etc.
  • En matière de diplômes, une étude de L’Étudiant estime que d’ici 2030, 1,8 million d’emplois pourvus par des diplômés du supérieur seront créés, tandis que les emplois exercés par des personnes sans plus que le baccalauréat pourraient diminuer de près de 800 000. L’Étudiant
  • Enfin, le secteur de l’IA lui-même est en pleine explosion : selon le baromètre AI Jobs Barometer 2025 (PwC), la France a vu ses offres d’emploi “liées à l’IA” bondir de +273 % entre 2019 et 2024, dépassant les 166 000 offres en 2024. Le Monde Informatique.fr



Métiers protégés : où l’IA rencontre ses limites

Malgré ces changements rapides, certains métiers paraissent moins susceptibles d’être automatisés ou remplacés par l’IA :

  • Métiers manuels (artisanat, BTP, métiers de terrain) : gestes, adaptation physique, complexité contextuelle rendent l’automatisation coûteuse ou difficile.
  • Métiers d’empathie, de soin, de relation humaine : éducation, santé, social.
  • Métiers de la fonction publique essentielle : sécurité, services à la personne, justice, etc.

Ces professions combinent des composantes humaines — jugement, adaptabilité, sens du contexte — que l’IA ne peut pas totalement reproduire à ce stade.

Métiers exposés ou transformés

  • Certaines fonctions très codifiées, administratives, de saisie, de traitement de données standardisées, ou tâches répétitives, sont plus vulnérables.
  • Une étude du cabinet Roland Berger indique que 42 % des métiers présentent une probabilité forte d’automatisation dans les vingt prochaines années, en raison de la numérisation. Stratégies

Selon McKinsey, d’ici 2030, 375 millions de travailleurs dans le monde devront changer de métier ou de tâches significatives à cause de l’automatisation. NouvelleViePro.fr

Les grands défis : formation, reconversion, hybridation

Face à ces évolutions, trois leviers ressortent comme essentiels :

  1. Former en continu : combler le décalage entre l’usage de l’IA dans la pratique et la formation reçue.
  2. Accompagner la reconversion : comptes rendus d’études montrent que de plus en plus de salariés devront se réorienter.
  3. Valoriser les compétences hybrides, mêlant capacité technique, numérique, mais aussi créativité, relationnel, jugement, adaptabilité.

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🌟 conclusion

L’IA ne semble pas tant annoncer une disparition massive des métiers, mais une transformation profonde du rapport au travail.

Certains métiers s’effaceront ou évolueront fortement, d’autres resteront stables, voire renforcés par les besoins humains.

Les métiers porteurs d’ici 2030 combinent souvent deux caractéristiques : leur utilité sociale (santé, services à la personne, éducation) et leur insertion dans des secteurs en forte mutation technologique ou écologique.

Le facteur décisif ne sera pas la technologie elle-même, mais la capacité des individus, des entreprises et des politiques publiques à anticiper, à former, et à s’adapter.

**photos générées par l’IA via WordPress/ données chiffres collectées et vérifiées via différentes sources citées

** Les mots sont les miens, comme quoi, l’IA peut aider mais ne pas tout remplacer!
San